Comment tirer les leçons de ses échecs durant son expatriation en Russie ?

Comment tirer les leçons de ses échecs durant son expatriation en Russie ?

SamovarJ’aborde aujourd’hui avec vous un point qui me paraît fondamental dans la réussite de votre expatriation : tirer les leçons de ses échecs.

Alors oui je vous le concède cela n’est pas évident. Nous n’avons pas été habituées à les valoriser. Plusieurs raisons à cela : d’abord, la société dans laquelle nous vivons qui ne jure que par le résultat: on est gagnant ou perdant. On réussit ou on échoue. Les modèles de réussite ne semblent d’ailleurs jamais avoir connu l’échec. 

A cela s’ajoute une phrase « Quand on veut, on peut.» qui a rythmé tout notre parcours scolaire puis notre parcours professionnel: l’atteinte du résultat attendu, du premier coup, semblant être le seul critère de réussite.

 

Réussir son expatriation ne serait donc, comme toutes les choses de la vie, qu’une question de volonté.

Vient ensuite notre statut, propre à l’expatriation, celui de la femme expat. Oui la fameuse. Celle qui a tout réussi en suivant son mari en Russie. Celle qui est partie dans un pays grand comme un continent avec sa doudoune et ses bottes pour une vie de rêve….sous la neige. Comment dire à nos bonnes copines que tout ne roule pas au pays de la vodka? Comment leur dire, quand elles viennent nous rendre visite une semaine, que nous n’avons pas toujours toutes les cartes en main pour gagner la partie? Que nous n’avons pas toujours la force, quand aucune opportunité ne frappe à notre porte, d’en construire une ?

Enfin, notre perfectionnisme de nature ou de façade : j’ai bien choisi l’itinéraire de mon expatriation. J’ai fait le plein d’objectifs. J’ai choisi l’autoroute car je préfère les lignes toutes droites. Je suis bien attachée. Aucun obstacle visible. Je n’ai pas activé le régulateur volontairement pour arriver plus vite. C’est simple, je ne regarde jamais dans le rétroviseur. 

Impossible donc de confier à celui qui m’a offert ce statut sur un plateau argenté, que, souvent, je me perds et fais bien des détours pour atteindre la destination souhaitée.

Ouf. Epuisant non ?

Une pause s’impose. Je vous invite donc aujourd’hui à vous pencher sur vos échecs de l’année écoulée.

Pourquoi ?

– Parce que vos échecs confirment une chose : vous avez essayé. Vous êtes sorties de votre zone de confort. Vous avez pris des risques. Car oui l’échec est essentiel à la réussite : il ne garantit pas le succès mais l’absence d’échecs est à coup sûr une garantie d’insuccès.

– Parce que ce qui est intéressant quand on prend un nouveau chemin ce n’est pas la destination finale mais tout ce qui s’est présenté sur notre route pour pouvoir continuer à avancer. Les bonnes surprises et les moins bonnes. Apprenez à prendre le temps de savourer le chemin.

– Parce que s’arrêter de temps en temps sur l’aire de repos pour revenir sur ses propres erreurs c’est porter aussi une plus grande attention à soi. C’est s’accepter. C’est finalement remercier ces erreurs qui vont nous permettre de reprendre la route et d’évoluer.

Comment procéder ?

C’est très simple.

Prenez un quart d’heure cette semaine pour évoquer par écrit UNE chose qui vous est arrivée ou UNE situation dans laquelle vous vous êtes retrouvées cette année et qui s’est soldée par un échec. Vous avez l’embarras du choix ? Tant mieux ! Prenez celui qui mérite la palme !

Décrivez par écrit vos réactions, les idées qui vous ont traversé l’esprit, l’effet que cela a eu sur vous sur le moment. Avez-vous partagé vos émotions à ce moment-là?

Maintenant que vous êtes en train d’attribuer ce que je pourrais appeler « la palme d’or de l’échec »: que ressentez-vous ? Cet échec a-t-il pris de la valeur avec le temps ? Que vous a-t-il appris ? Vous a-t-il permis de faire mieux ensuite ? Qu’avez-vous modifié en tenant compte de cet échec?

Faire cet exercice vous incite-t-il à changer votre perception de l’échec ? 

Pour celles d’entre vous qui répondent oui et qui ont pris un plaisir fou en le faisant, je vous propose d’aller plus loin :

Allez-vous modifier votre façon de percevoir les échecs que peuvent rencontrer vos enfants durant l’année scolaire? Celles que peut rencontrer votre mari ?

– Si vous exercez une activité professionnelle en Russie, comment pouvez-vous transposer votre nouvelle perception de l’échec dans vos résultats au quotidien ? Et dans l’appréciation de ceux de vos collaborateurs ?

Alors, comme tous les outils que je vous propose, prenez votre temps.

Car échouer, pour mieux réussir, ça s’apprend.

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