Vivre à l’étranger n’a rien d’une évidence.

Vivre à l’étranger n’a rien d’une évidence.

choc identitaireVivre à l’étranger n’a rien d’une évidence. L’expatriation nous bouscule. Tant sur le plan de l’identité personnelle que professionnelle.

L’expatriation, c’est un voyage.  Dans un pays, une culture et surtout à la découverte d’un peuple. Ce peut être un véritable coup de foudre dès que notre regard se pose sur notre nouvel environnement. Ou alors une lune de miel qui ressemble à une étoile filante: quelques fois, pendant un long moment, c’est à se demander si nous n’avons pas signé que pour le pire.

C’est un voyage qui dure en moyenne de 3 à 5 années.

C’est un ailleurs qui va venir faire le ménage dans notre intérieur.

L’expatriation, c’est une expérience qui met en lumière nos forces autant que nos faiblesses. C’est être déboussolé face aux rôles qu’elle semble a priori nous réserver. C’est aussi en adopter, avec une étonnante facilité, de nouveaux. C’est avouer que l’on a un faible pour certains aspects. C’est se surprendre de notre forte capacité à nous réinventer pour l’optimiser.

L’expatriation, c’est une palette d’émotions. Elles ne sont pas toujours positives. Bizarrement, nous préférons souvent ignorer les négatives. Alors que ce sont elles qui en disent long aussi sur ce que nous attendons.

L’expatriation, ce n’est pas un chemin tout tracé. C’est une expérience personnelle, professionnelle, familiale qui nous réserve des surprises. Des bonnes et des moins bonnes. Une expérience qui peut nous donner envie de mettre fin à de vilaines vieilles habitudes. Bon gré, mal gré, elle nous amène au quotidien à faire des nouvelles choses. Et différemment. Nous n’en avons pas toujours conscience mais les détours qu’elle nous réserve sont un capital précieux qui nous servira le jour où on la renouvellera et, aussi, quand il faudra envisager de rentrer en France.

L’expatriation, c’est s’affirmer bien plus que changer. C’est apprendre à la considérer comme une opportunité pour pouvoir mieux affirmer ce que l’on est. Ou plus. C’est prendre conscience de nos besoins: elle a d’ailleurs le chic pour venir nous poser régulièrement cette question:

« Mais, qu’est-ce que tu fais là ? »

Devenus temporairement nomades, nous ne savons pas toujours quoi faire de toute la liberté d’actions qu’elle nous offre. Cela ressemble quelques fois à « un atterrissage forcé »: nous voulons éviter le pire et tout maîtriser.

Vivre à l’étranger aujourd’hui, c’est avoir la possibilité d’éviter les raccourcis. C’est comprendre la difficulté à s’intégrer sans renier son identité. C’est vivre loin et se sentir comme jamais proche de ses racines. C’est (re)découvrir. C’est accepter l’incertitude. C’est revoir certaines de nos certitudes. C’est se poser de nouvelles questions. C’est réfléchir et tenir compte de ce que nous avons vécu, de ceux que nous avons rencontrés pour apporter des nuances aux réponses « toutes faites ». C’est prendre conscience des murs que, nous aussi, nous érigeons face à la peur de l’inconnu. Le monde n’est pas le seul à être complexe: nous le sommes autant que lui. 

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